Procida est l’une des plus petites îles habitées de la baie de Naples, mais elle concentre une identité très forte. À l’arrivée des ferries à Marina Grande, le visiteur découvre une enfilade de façades colorées, une église baroque dominant le port et des ruelles où se croisent habitants, écoliers et marins. L’île, de forme irrégulière, alterne falaises, petites criques, jardins, vergers et maisons superposées sur les pentes. Loin des très grandes infrastructures touristiques, Procida a conservé une échelle intime : on la parcourt à pied, en bus local ou en scooter, en passant d’un quartier à l’autre par des escaliers et des passages étroits.
Sur les hauteurs, le promontoire de Terra Murata constitue le cœur historique de l’île, avec ses murs défensifs, ses ruelles serrées et l’ancienne abbaye San Michele. En contrebas, la petite anse de Marina Corricella, accessible par des escaliers, est l’un des décors les plus photographiés de Procida, avec ses maisons empilées, ses arcs, ses terrasses et ses barques colorées. Plus loin, la côte se fait plus sauvage, alternant plages de sable sombre, falaises et zones de végétation méditerranéenne. L’îlot voisin de Vivara, relié par une passerelle, est une réserve naturelle où l’on observe la flore et les oiseaux dans un cadre plus préservé.
Procida se découvre en enchaînant les quartiers qui structurent cette petite surface de quelques kilomètres carrés. Marina Grande, premier contact avec l’île, est à la fois le port principal, la porte d’accès aux transports publics et un lieu de vie animé avec des cafés, des commerces et la silhouette de l’église Santa Maria della Pietà. En montant vers Terra Murata, on suit des ruelles pavées, des petites places et des escaliers bordés de maisons aux façades patinées, d’où l’on aperçoit la mer et la baie de Naples. Depuis les belvédères, le regard porte sur le Vésuve, le littoral campanien, Ischia et, par temps clair, d’autres îles plus lointaines.
En bas, la calanque de Marina Corricella offre un visage plus paisible, sans circulation automobile, où l’on se déplace à pied le long du port et entre les maisons. Les restaurants et les terrasses se nichent dans les arcades, au pied d’un amphithéâtre de façades ocre, rose, jaune et blanche qui ont servi de décor à plusieurs films italiens. Sur l’autre versant de l’île, des zones comme Chiaiolella et la plage de Ciraccio s’ouvrent davantage vers la mer, avec des vues sur Vivara et Ischia, des pontons pour les bateaux de plaisance et des plages où les habitants viennent se baigner, se promener ou profiter du coucher de soleil. À cette échelle, chaque déplacement révèle de nouvelles perspectives sur la mer et la côte continentale.
Au-delà des cartes postales, Procida reste une île habitée à l’année, avec ses écoles, ses services, ses commerces de proximité et ses rythmes quotidiens. Les matinées sont animées par les départs des ferries, les livraisons, le retour des bateaux de pêche et les allées et venues des habitants entre les quartiers. Les ruelles étroites, souvent bordées de maisons à balcons et de petites cours, laissent entrevoir patios, citrons, vignes et jardins potagers. La vie religieuse, marquée par les processions et les fêtes traditionnelles, occupe encore une place importante dans le calendrier local, en particulier à Pâques et lors des fêtes mariales.
Côté mer, Procida propose plusieurs plages aux ambiances différentes. La plage de Chiaia, accessible par un long escalier, forme une anse protégée avec vue sur Marina Corricella et ses maisons colorées. Celle de Pozzo Vecchio, au sable plus foncé, est connue pour avoir servi de décor à des tournages de films. Vers le sud-ouest, Chiaiolella et Ciraccio offrent de longues bandes de sable où l’on alterne baignade, promenades sur le front de mer et pauses dans les cafés et restaurants. Les eaux, généralement calmes en saison, permettent aussi des balades en kayak ou en petite embarcation pour longer les falaises et découvrir l’île depuis le large.
Procida ne dispose pas d’aéroport et se rejoint par la mer depuis le continent ou les îles voisines. Des ferries et des hydroglisseurs relient plusieurs fois par jour Naples et, selon les périodes, Pozzuoli ou Ischia à Marina Grande. Le temps de traversée varie selon le type de bateau, plus ou moins rapide. Une fois sur place, le réseau de bus locaux, les taxis, les scooters et bien sûr la marche permettent de rayonner facilement sur l’ensemble de l’île. La faible taille de Procida en fait une destination qui peut se découvrir en une journée, mais de nombreux visiteurs choisissent d’y passer une ou plusieurs nuits pour profiter de l’atmosphère plus calme une fois les excursionnistes repartis.
Le climat méditerranéen offre des hivers doux, parfois pluvieux, et des étés chauds et ensoleillés. Le printemps et le début de l’automne sont souvent appréciés pour les séjours, avec des températures agréables, une lumière encore douce et une fréquentation un peu moins dense que lors des mois de haute saison. Procida se combine facilement avec Naples, Ischia ou Capri dans le cadre d’un voyage plus large en Campanie, en offrant une facette plus intime et résidentielle de la baie de Naples, centrée sur la vie insulaire, les ports de pêche et les ruelles aux maisons colorées.
1. Quelle est la meilleure période pour visiter Procida ? Le printemps (avril, mai, début juin) et le début de l’automne (septembre, début octobre) sont souvent considérés comme les périodes les plus agréables, avec des températures douces, une lumière très belle et une fréquentation un peu plus modérée qu’en plein été. Les mois de juillet et août sont plus chauds et plus animés, notamment sur les plages et dans les ports. 2. Comment se rendre à Procida depuis Naples ? Procida se rejoint en ferry ou en hydroglisseur au départ de plusieurs ports de Naples. Les traversées régulières relient la ville au port de Marina Grande, parfois avec des arrêts à Ischia selon la ligne. Le temps de trajet varie en fonction du type de bateau : les hydroglisseurs sont plus rapides mais embarquent généralement uniquement des passagers, tandis que certains ferries transportent aussi des véhicules. 3. Peut-on visiter Procida en une journée ? Oui, il est tout à fait possible de découvrir l’essentiel de Procida en une journée depuis Naples ou Ischia, en se concentrant sur Marina Grande, Terra Murata, Marina Corricella et une ou deux plages. Rester une nuit ou plus permet toutefois de profiter des ambiances du matin et du soir, quand l’île se calme et que les excursionnistes repartent vers le continent. 4. Quelles sont les principales zones de baignade à Procida ? Parmi les plages les plus connues, on peut citer Chiaia, accessible par un long escalier, Pozzo Vecchio avec son sable plus sombre, ainsi que la zone de Chiaiolella et Ciraccio au sud-ouest de l’île. Chacune offre un cadre un peu différent, avec vues sur les ports, sur Vivara ou sur Ischia. Il est conseillé de se renseigner localement sur les conditions de baignade et les éventuelles zones surveillées. 5. Procida est-elle adaptée à un séjour en famille ? Procida peut être une destination agréable en famille, surtout pour ceux qui apprécient les promenades à pied, les petites plages et les ambiances de village. Il faut toutefois tenir compte de la présence de nombreux escaliers, de ruelles en pente et de l’accès par bateau. En choisissant un hébergement bien situé et en prévoyant des pauses régulières, l’île offre un cadre chaleureux, à taille humaine, pour découvrir la vie insulaire italienne.
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