Malte est un petit archipel situé entre la Sicile et les côtes nord-africaines. Sur un territoire d’à peine plus de 300 km2, le pays rassemble des villes fortifiées de pierre blonde, des criques aux eaux cristallines, des villages de pêcheurs encore très authentiques et quelques-uns des sites préhistoriques les plus impressionnants du bassin méditerranéen. L’île principale concentre l’essentiel des habitants et des infrastructures, tandis que Gozo et Comino offrent un visage plus rural et sauvage, très apprécié de ceux qui cherchent un rythme plus doux.
La Valette, capitale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, résume à elle seule le caractère maltais : ruelles en escalier, balcons de bois colorés, cathédrales baroques, bastions dominant le Grand Harbour, mais aussi cafés animés et terrasses tournées vers la mer. Autour, les Trois Cités, Sliema, St Julian’s ou encore Mdina, l’ancienne capitale, dessinent un chapelet urbain dense où l’on passe d’une ambiance de village à celle d’une petite métropole méditerranéenne. L’héritage des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean, de la période britannique et des influences arabes ou italiennes se mêlent dans l’architecture, la langue et la cuisine.
Malte attire aujourd’hui des voyageurs très différents : familles en quête de soleil, amateurs de plongée, passionnés d’histoire, couples en city-break, mais aussi étudiants en séjour linguistique. Le climat, particulièrement clément, permet de s’y rendre presque toute l’année, même si le cœur de saison estivale concentre la majorité des vacanciers. En dehors des plages et des clubs, l’archipel réserve de belles surprises à ceux qui prennent le temps de s’éloigner des zones les plus touristiques, de s’aventurer au sommet des falaises, dans les campagnes de Gozo ou dans les petits ports comme Marsaxlokk.
L’histoire de Malte est celle d’un caillou stratégique que se sont disputé les grandes puissances de Méditerranée. Les premiers habitants y érigent des temples colossaux plusieurs millénaires avant notre ère, dont la finesse de sculpture surprend encore les archéologues. Plus tard, Phéniciens, Carthaginois, Romains, Byzantins et Arabes se succèdent, chacun laissant sa marque. L’arrivée des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean au XVIe siècle transforme profondément l’île : ils construisent des fortifications monumentales, résistent au Grand Siège de 1565 face aux Ottomans et fondent la cité de La Valette, véritable vitrine de leur puissance militaire et religieuse. Après la parenthèse française, l’archipel passe sous domination britannique et devient une base navale majeure sur la route de Suez. Les traces de cette période sont encore visibles dans la vie quotidienne : langue anglaise officielle aux côtés du maltais, cabines téléphoniques et boîtes aux lettres rouges, conduite à gauche. Cette accumulation de strates historiques donne à Malte un caractère unique, où l’on passe d’un temple néolithique à une église baroque, puis à un fort victorien en quelques kilomètres. Pour le visiteur, c’est un véritable livre d’histoire à ciel ouvert.
Si Malte séduit par son patrimoine, elle charme tout autant par ses paysages côtiers. L’archipel aligne une grande variété de plages et criques : longues étendues de sable doré comme Golden Bay ou Mellieħa Bay, petites anses de galets aux eaux transparentes, lagons turquoise comme le célèbre Blue Lagoon de Comino. Les amateurs de snorkeling et de plongée sont particulièrement gâtés, avec de nombreux sites réputés pour leurs grottes, leurs arches naturelles et leurs épaves, qu’elles soient récentes ou issues de la Seconde Guerre mondiale. La visibilité sous l’eau est souvent excellente et la température agréable une grande partie de l’année. À terre, les falaises de Dingli, les sentiers côtiers de Gozo ou les campagnes autour de Mdina invitent à la randonnée. Les reliefs restent modestes mais les panoramas sur la mer sont spectaculaires, surtout au coucher du soleil. Le vélo, le kayak ou les excursions en bateau permettent de découvrir des criques accessibles uniquement par la mer. Même en pleine saison, il reste possible de trouver des coins plus préservés en s’éloignant des stations balnéaires les plus fréquentées et en choisissant des horaires plus matinaux ou en soirée.
La cuisine maltaise reflète parfaitement la position de l’archipel, à la croisée des influences italiennes, arabes et britanniques. Les tables traditionnelles mettent à l’honneur le lapin en ragoût, plat emblématique servi lors des « fenkata », les poissons de Méditerranée, les légumes gorgés de soleil et l’huile d’olive locale. Les fameux pastizzi, petits feuilletés garnis de ricotta ou de purée de pois, se dégustent à toute heure au comptoir. On trouve aussi des spécialités comme la lampuki pie à base de dorade coryphène, ou encore des pains rustiques servis avec tomates, câpres, olives et fromage de chèvre ou de brebis. Les vins de Malte et Gozo, longtemps méconnus, gagnent en qualité et accompagnent volontiers un dîner en terrasse. Le soir, La Valette, Sliema ou St Julian’s s’animent, chacune avec son ambiance : ruelles intimistes et adresses de caractère dans la capitale, front de mer animé à Sliema, bars et clubs plus festifs à Paceville. Dans les villages, les fêtes religieuses (« festas ») ponctuent l’année, avec processions, décorations lumineuses et feux d’artifice qui rappellent combien la tradition reste vivante dans la société maltaise.
Malte se prête aussi bien à un court city-break de quelques jours qu’à un séjour plus long combinant Malte, Gozo et Comino. Les liaisons aériennes sont nombreuses depuis l’Europe et l’aéroport international, situé près de Luqa, dessert l’ensemble de l’archipel. Sur place, un réseau de bus couvre la quasi-totalité des localités, même si les trajets peuvent être longs aux heures de pointe. Louer une voiture ou un scooter permet de gagner en liberté, en gardant en tête la conduite à gauche et des routes parfois étroites. Des ferries et bateaux assurent la liaison régulière avec Gozo, ainsi que des excursions vers Comino. De l’hôtel de chaîne en bord de mer à la maison d’hôtes de charme installée dans une demeure traditionnelle, l’offre d’hébergements est vaste. En choisissant un point de chute central, il est facile de rayonner sur tout l’archipel. Hors haute saison estivale, les températures restent douces et l’affluence plus limitée, ce qui rend la découverte particulièrement agréable. Qu’on y vienne pour la baignade, la culture, la plongée ou simplement profiter du soleil, Malte offre un condensé très accessible de Méditerranée.
1. Quelle est la meilleure période pour visiter Malte ? Les mois d’avril à juin et de septembre à octobre offrent le meilleur compromis entre météo agréable, mer douce et fréquentation plus raisonnable qu’en plein été. 2. Combien de temps faut-il prévoir pour découvrir Malte ? Un long week-end permet une première découverte de La Valette et des principaux sites, mais compter 5 à 7 jours est idéal pour combiner Malte, Gozo et une excursion à Comino. 3. Quelles îles visiter en priorité dans l’archipel maltais ? L’île principale concentre l’essentiel des sites historiques, Gozo séduit par son ambiance plus rurale et ses paysages, tandis que Comino est réputée pour son lagon turquoise très photogénique. 4. Peut-on se baigner une grande partie de l’année ? Oui, la baignade est généralement agréable de fin mai à octobre, avec une eau qui peut dépasser les 24 °C en plein été et reste douce en début d’automne. 5. Comment se déplacer facilement à Malte ? Le réseau de bus dessert bien les principales villes et villages, mais pour gagner du temps et accéder à des criques plus isolées, beaucoup de voyageurs optent pour la location de voiture ou de scooter, complétée par les ferries vers Gozo et les excursions en bateau.
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